Document de fonctionnement · à valider
La bourse en ligne des pièces de piscine d’occasion, déposées et vérifiées dans les locaux de Marlotte Piscines à Jurançon.
Des particuliers et des professionnels possèdent du matériel de piscine dont ils n’ont plus l’usage : une pompe démontée lors d’une rénovation, un robot remplacé, un filtre à sable en bon état, un coffret électrique, un réchauffeur. Ce matériel finit le plus souvent à la déchetterie, alors qu’il vaut encore de l’argent et qu’il intéresse d’autres propriétaires de piscine.
L’application met ces deux populations en relation, avec Marlotte Piscines comme tiers de confiance et lieu de dépôt. Le fonctionnement est celui d’un dépôt-vente : le vendeur apporte physiquement sa pièce dans vos locaux à Jurançon, vous la contrôlez, vous fixez son prix de vente et vous la mettez en ligne. Un acheteur la repère sur le site, vous appelle, vient la chercher et vous la règle. Vous prélevez votre commission et vous reversez le reste au vendeur.
Trois choix structurent tout le reste, et ce sont les premiers à confirmer :
« Marlotte Pièces » est un nom de travail. Il peut être remplacé à tout moment, y compris après la mise en ligne.
Quatre profils, avec des droits très différents. Un utilisateur ne voit jamais autre chose que ce que son profil l’autorise à voir.
Il arrive sur le site depuis Google ou depuis un lien, parcourt les pièces disponibles, filtre par famille de matériel, par marque, par prix. Il consulte les photos et la description, puis clique pour afficher votre numéro et vous appelle. Il ne crée jamais de compte et ne laisse aucune information tant qu’il ne vous a pas téléphoné.
Il peut se connecter pour proposer une pièce lui-même, suivre l’avancement de ses dépôts et consulter ce que vous lui devez. Mais un compte n’est pas obligatoire : un vendeur qui se présente directement au comptoir avec sa pompe est enregistré par vous, sans qu’il ait rien à faire en ligne. Les deux chemins mènent au même endroit.
Vos collaborateurs disposent d’un espace de gestion privé : réception des dépôts, contrôle des pièces, fixation des prix, mise en ligne, prise des réservations au téléphone, enregistrement des ventes, suivi des sommes dues aux vendeurs.
Mêmes droits que l’équipe, plus la gestion des comptes collaborateurs, des familles de matériel, des marques, et des réglages généraux : numéro de téléphone affiché, horaires, taux de commission par défaut, textes du site.
Combien de personnes chez vous auront un accès à l’espace de gestion, et faut-il distinguer des niveaux entre elles ? Par exemple : un salarié peut réceptionner un dépôt et prendre une réservation, mais seul le responsable peut fixer un prix ou valider un reversement.
C’est le cœur du document. Suivons une pièce réelle — disons une pompe de filtration Hayward Super Pump 1,5 CV — depuis le garage de son propriétaire jusqu’au coffre de son acheteur.
Deux chemins possibles, au choix du vendeur.
En ligne : il crée un compte en quelques secondes (il saisit son adresse e-mail, reçoit un lien de connexion, clique — il n’y a aucun mot de passe à retenir). Il décrit sa pompe, choisit la famille « Pompes de filtration », la marque, l’état, ajoute trois photos prises au téléphone et indique le prix qu’il espère en tirer. Il valide.
Au comptoir : il se présente directement à Jurançon avec la pompe. C’est vous qui saisissez la fiche à sa place, en même temps que vous l’enregistrez comme vendeur. Il repart sans avoir touché un écran.
Dans les deux cas, la pièce est enregistrée mais n’est visible de personne d’autre que vous et son propriétaire.
Vous recevez une notification. Vous ouvrez la fiche et décidez : la pièce vous intéresse-t-elle ? Est-elle dans votre cœur de métier, revendable, transportable ? Un liner découpé ou une piscine gonflable, vous refusez tout de suite, avant de mobiliser de la place au dépôt.
Si c’est oui, vous convenez d’un créneau de dépôt avec le vendeur. La pièce passe en attente de dépôt. Si c’est non, elle est refusée avec un motif, que le vendeur voit dans son espace.
Le vendeur apporte sa pompe. Vous ouvrez son dossier, cochez les pièces effectivement reçues et clôturez le dépôt. Un bordereau de dépôt-vente est généré : il liste les pièces confiées, l’identité du déposant, le taux de commission et les conditions. Vous l’imprimez en deux exemplaires, chacun en garde un signé.
Un vendeur qui apporte six pièces en une fois ne signe qu’un seul bordereau, pas six.
La pièce est devant vous. Vous vérifiez son état réel, vous la testez si c’est possible, vous reprenez les photos si celles du vendeur sont mauvaises — c’est le cas le plus fréquent, et de bonnes photos font toute la différence sur les ventes.
Vous fixez le prix de vente public. Il peut être différent du prix espéré par le vendeur : c’est vous qui connaissez le marché. Vous indiquez enfin où la pièce est rangée dans le dépôt (« allée B, étagère 3 »), information strictement interne qui vous fera gagner un temps considérable trois mois plus tard.
Puis vous publiez. C’est à cet instant, et pas avant, que la pièce apparaît sur le site public.
L’application lui a attribué une référence unique, par exemple MP‑2026‑0421. Vous imprimez une étiquette portant cette référence et un code à scanner, vous la collez sur la pompe. Au comptoir, scanner l’étiquette avec un téléphone ouvre directement la fiche de la pièce : son prix, son propriétaire, son état.
Un propriétaire de piscine cherche une pompe. Il tombe sur votre fiche, par Google ou en parcourant le catalogue. Il voit les photos, l’état, le prix, la référence constructeur, et la mention rassurante : pièce disponible et vérifiée dans nos locaux à Jurançon.
Il n’y a ni panier, ni paiement, ni formulaire. Un seul bouton : Appeler pour réserver — 05 59 XX XX XX. Sur mobile, un appui déclenche l’appel. Sur ordinateur, le numéro s’affiche en grand avec vos horaires d’ouverture.
L’application compte ces clics de façon anonyme. C’est votre seule mesure d’intérêt puisqu’il n’y a pas de vente en ligne — et c’est aussi un argument très concret à donner au vendeur : « votre pompe a été vue 240 fois et 12 personnes ont demandé notre numéro ».
Vous décrochez. L’acheteur cite la référence ou décrit la pièce. Vous la retrouvez en deux secondes, vous notez son nom et son numéro, et vous cliquez sur Réserver.
Immédiatement, la pièce bascule en réservée sur le site public : elle reste visible, mais son bouton devient Réservée — nous consulter. Un deuxième acheteur qui appelle dix minutes plus tard ne peut plus la bloquer. L’application interdit techniquement deux réservations simultanées sur la même pièce : vous ne pouvez pas la vendre deux fois par erreur.
La réservation a une durée de validité. Passé ce délai sans venue de l’acheteur, elle expire d’elle-même et la pièce redevient disponible, automatiquement. Sans ce mécanisme, votre catalogue se remplirait en quelques semaines de pièces bloquées par des gens qui ne viendront jamais.
L’acheteur vient, examine la pompe, la prend et la règle — espèces, carte, virement, chèque. Vous enregistrez la vente en indiquant le prix réellement encaissé, qui peut différer du prix affiché si vous avez négocié sur place.
L’application calcule seule votre commission et le montant dû au vendeur. La pièce disparaît du catalogue public et rejoint votre historique.
Le vendeur voit dans son espace que sa pompe est vendue et le montant qui lui revient. Vous disposez d’une liste des sommes à reverser, vendeur par vendeur. Quand vous payez, vous marquez la ligne comme réglée, avec la date et le moyen de paiement.
Vous savez ainsi à tout moment ce que vous devez, à qui, et depuis combien de temps. Un vendeur qui a déposé cinq pièces et dont trois sont vendues reçoit un seul règlement pour les trois.
C’est le cas qu’on oublie toujours et qui pourrit un dépôt. Chaque pièce a une date limite de dépôt, fixée à la réception. À l’approche de l’échéance, l’application vous signale les pièces concernées.
Trois issues : le vendeur accepte une baisse de prix et la pièce repart pour un tour ; il vient la récupérer, et vous l’enregistrez comme rendue ; ou il l’abandonne, selon ce que prévoit votre bordereau de dépôt-vente. Dans tous les cas, la place se libère et la trace reste.
Trois durées à fixer, qui ne pourront pas être devinées à votre place : la validité d’une réservation téléphonique (48 heures ? 72 heures ?), la durée du dépôt avant relance (3 mois ? 6 mois ?), et ce qu’il advient d’une pièce invendue que le vendeur ne vient pas récupérer.
À chaque instant, une pièce se trouve dans un et un seul état. C’est ce qui garantit qu’on ne vend pas une pièce jamais reçue, et qu’on ne perd pas la trace d’une pièce déposée.
Les deux états teintés — en ligne et réservée — sont les seuls visibles du public. Tous les autres n’existent que pour vous et pour le vendeur concerné. Une pièce proposée mais jamais déposée est donc parfaitement invisible, ce qui est exactement la règle que vous avez posée.
Chaque changement d’état est daté et signé : qui a fait quoi, quand, et pourquoi. Le jour où un vendeur affirme que sa pièce n’a jamais été mise en ligne, ou qu’elle a été vendue moins cher qu’annoncé, vous avez l’historique complet.
Une page d’accueil qui présente le principe en trois phrases et met en avant les dernières pièces arrivées. Une page catalogue avec la liste des pièces disponibles, filtrable par famille de matériel, marque, état et fourchette de prix, et triable par prix ou par date d’arrivée. Une page par pièce : photos en grand, description, état, référence constructeur, prix, et le bouton d’appel. Enfin une page « Comment ça marche » qui explique le dépôt-vente aux futurs vendeurs, et une page contact avec votre adresse, vos horaires et un plan.
Le site est conçu pour le téléphone d’abord : la majorité des visiteurs consulteront depuis un mobile, souvent au bord de leur bassin, parfois avec une mauvaise connexion. Les photos sont donc automatiquement allégées.
Volontairement minimal. Une liste de ses pièces avec leur état d’avancement, un bouton pour en proposer une nouvelle, le détail de ce qui a été vendu et de ce qui lui est dû, ses bordereaux de dépôt à télécharger. Rien d’autre : il ne voit ni les autres vendeurs, ni les statistiques du site, ni les coordonnées des acheteurs.
C’est l’outil de travail quotidien, et de loin la partie la plus importante à réussir. Il s’ouvre sur un tableau de bord qui répond à quatre questions : quelles propositions attendent ma réponse ? quels dépôts sont prévus cette semaine ? quelles réservations expirent bientôt ? combien dois-je aux vendeurs ?
| Écran | Ce qu’on y fait |
|---|---|
| Pièces | Liste complète, tous états confondus, avec recherche par référence, par marque ou par vendeur. Depuis là : contrôler, fixer un prix, publier, réserver, vendre, rendre. |
| Dépôts | Créneaux prévus, réception des lots, édition et impression des bordereaux. |
| Vendeurs | Fiche complète de chaque déposant, ses pièces, son historique, ce qui lui reste dû. |
| Réservations | Réservations en cours, échéances, historique des appels reçus. |
| Ventes | Ventes du mois, commissions encaissées, reversements à effectuer et déjà réglés. |
| Réglages | Numéro affiché, horaires, commission par défaut, familles de matériel, marques, comptes collaborateurs. |
L’espace de gestion peut être livré et utilisé avant l’ouverture du site public. Même sans un seul visiteur, il remplace déjà le cahier ou le tableur qui sert aujourd’hui à suivre les dépôts. C’est pourquoi nous proposons de le construire en premier.
Vous n’achetez pas la pièce au vendeur : vous la prenez en dépôt et vous la vendez pour son compte. Vous n’immobilisez donc pas de trésorerie, et vous ne prenez pas le risque de l’invendu — mais vous devez tenir un suivi rigoureux de ce qui appartient à qui, ce que l’application fait pour vous.
Un taux par défaut s’applique automatiquement à toute nouvelle pièce, et reste modifiable au cas par cas. Le vendeur voit son montant net avant de déposer, ce qui évite les mauvaises surprises au moment du règlement.
Le prix espéré par le vendeur est une simple indication qu’il vous donne, et qui n’apparaît jamais sur le site public. Le prix de vente est celui que vous fixez et qui s’affiche. Cette séparation vous laisse toute latitude commerciale sans négocier à l’aveugle.
Nom, adresse, téléphone et qualité — particulier ou professionnel — sont enregistrés pour chaque vendeur. Au-delà du contact, cela vous permet de produire à tout moment un état des objets reçus, avec leur description, leur provenance et leur date d’entrée.
La revente d’objets mobiliers d’occasion est encadrée et suppose la tenue d’un registre des objets reçus. L’application est conçue pour le produire sans ressaisie, mais c’est à vous de confirmer le format exact attendu et les mentions obligatoires dans votre situation. Dites-le-nous et nous calons l’export dessus.
Le nom et le téléphone d’un acheteur ne sont saisis qu’au moment où il vous appelle pour réserver, jamais avant. Ces informations restent internes, ne sont ni revendues ni utilisées pour de la prospection, et sont effacées automatiquement au bout d’un délai à définir.
Le modèle part du principe qu’une pièce d’occasion est un objet unique. Si vous receviez un lot identique — dix skimmers neufs d’un professionnel qui liquide son stock — dites-le-nous : la quantité est gérable, mais elle change la logique de réservation et il vaut mieux le savoir maintenant.
Aussi important que le reste : ces points sont volontairement exclus de la première version, pour livrer vite quelque chose d’utilisable. Aucun n’est impossible, tous peuvent venir ensuite.
Répondre à ces questions débloque le développement. Aucune n’exige une réponse technique : ce sont des décisions commerciales et d’organisation, et elles vous appartiennent.
Une fois ce document validé et ces huit points tranchés, nous passons à la construction de l’espace de gestion, qui vous sera utile avant même l’ouverture du site au public.
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